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La région Occitanie regorge de châteaux et châteaux forts à visiter. Au-delà de leur valeur patrimoniale, ils renferment chacun un passé.

Nous vous avions déjà présenté 10 châteaux du Pays Cathare à visiter, aujourd’hui découvrez d’autres trésors de l’Occitanie qui nous content leurs merveilleuses histoires de princes et princesses et de chevalerie… Prêt à revivre la vie de château ? Tours, donjons et remparts s’ouvrent à vous pour vous dévoiler tous leurs secrets !

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Château de Castelnaux-Bretenoux, Lot

Château de Castelnau-Bretenoux

© Wikipedia – Luna04

Le château de Castelnau-Bretenoux, dressé à 900 mètres à l’est de Prudhomat, est une forteresse médiévale.

Semblant veiller sur le bourg castral qui se tient à ses pieds depuis le XIIIe siècle, l’impressionnant édifice domine le pays des quatre rivières. Il fut le siège d’un important baron de la noblesse carolingienne du Quercy – la famille Castelnau de Bretenoux – qui possédait une résidence fortifiée dans la région dès le XIe siècle.

À la fin du Moyen Âge, la bâtisse adopte sa forme définitive. La famille de Clermont-Lodève, qui hérite de la baronnie en 1530, entreprend d’importants travaux de décoration du modeste château au milieu du XVIIe siècle.

Il vaut vraiment le détour, d’autant plus qu’il s’agit de l’un des meilleurs exemples d’architecture militaire médiévale. Entre tours et machicoulis, vous retrouverez le château de chevaliers que vous imaginiez étant enfant !

Château de Quéribus, Aude

Château de Quéribus

©Wikipédia, BlueBreezeWiki

Rendez-vous à Cucugnan pour découvrir les vestiges de cet ancien château cathare : trône en partie son donjon massif du haut de son éperon rocheux, à 728 mètres d’altitude.

Cette impressionnante bâtisse royale est citée pour la première fois en 1020, dans le testament de Bernard Taillefer, comte de Besalù. Lorsqu’Alphonse, comte de Barcelone devient roi d’Aragon, la forteresse est intégrée à la ligne de défense septentrionale du royaume d’Aragon.

Pendant la Croisade contre les Albigeois, elle est un  refuge pour les seigneurs faidits et les hérétiques. Jusqu’au traité des Pyrénées de 1659, les murailles sont transformées et s’adaptent aux évolutions militaires.

Il vaut le détour, tout d’abord car il s’agit de la forteresse la mieux conservée du Pays Cathare, mais elle offre également un superbe panorama de la mer aux Pyrénées. Vous pourrez notamment y visiter sa somptueuse salle gothique dans le donjon, construite il y a plus de 700 ans.

Châteaux de Bruniquel, Tarn-et-Garonne

Château Bruniquel Occitanie

© Thérèse Gaigé — Wikipedia

Les deux superbes châteaux de Bruniquel dominent le village de Bruniquel l’un des plus beaux villages de France (découvrez ici les 20 plus beaux villages d’Occitanie). Perché au-dessus des gorges de l’Aveyron, ces châteaux sont le fruit d’une querelle de famille et vous offrent une bonne heure d’exploration intense.

Le premier a été construit vers 600 par la reine mérovingienne Brunehaut qui a également établi le village là où occupait un castrum à l’époque romaine.

Sur les ruines de ce premier château fut édifié celui qu’on appelle aujourd’hui le « château vieux », construit au XIIIe siècle, propriété du Comte de Toulouse et habité par le Vicomte de Bruniquel.

Au XVe siècle, le vicomte décide de vendre le terrain à l’est de la bâtisse à un cousin. Une querelle éclate entre ce dernier et son fils. Entre 1485 et 1510, après quinze ans de procès et de querelles, le cousin put enfin acheter le terrain pour y construire son château. C’est pourquoi il y en a deux sur le même site : le vieux et le jeune.

Une bâtisse à l’histoire puissante et tumultueuse à absolument découvrir,  n’oubliez pas de flâner dans les ruelles de son village au charme fou !

Château de la Baume, Lozère

Château de la Baume Occitanie

© Ancalagon — Wikipedia

Situé sur la commune de Prinsuéjols en Lozère, le Château Baume est le seul grand château construit à l’époque classique en province. Surnommé « Versailles de Gévaudan », il dépendait des seigneurs de Peyre. Les Peyres sont une ancienne famille qui existait dès le Xème siècle, issue de la famille « de Petra ». « Petra » signifie « pierre » en latin et se traduit par « Peyre » selon la tradition provençale. Leur camp de base était effectivement sur un piton rocheux.

À la fin des Guerres de Religion, les Barons de Peyre décident de reconstruire un nouveau château à partir de 1632. L’état actuel de l’édifice remonte au début du XVIIIe siècle. De l’extérieur, il se rapproche davantage d’un édifice médiéval à fonction défensive. Ses intérieurs sont empreints d’influences italiennes et versaillaises.

Le propriétaire actuel est un descendant d’Emmanuel de Las Cases, le célèbre compagnon d’exil de Napoléon Bonaparte. D’ailleurs, Emmanuel de Las Cases a accompagné Napoléon à Sainte Hélène et a rédigé le Mémorial de Sainte-Hélène. Une des pièces est consacrée aux souvenirs rapportés de ce voyage par Emmanuel.

Forteresse royale de Najac, Aveyron

Najac Village Occitanie

© Canva – Najac

Il s’agit d’un ancien château fort situé dans la ville française de Najac. La forteresse royale des XIIe et XIIIe siècles est un excellent exemple de la défense militaire de l’époque. Il a été construit entre 1253 et 1266 sur les bases d’un ancien castrum par Alphonse de Poitiers, le frère de Louis IX.

Le château a participé activement à la lutte contre les Cathares et à la guerre de Cent Ans. Son donjon était la prison du dernier des Templiers du Rouergue.

À l’intérieur du donjon se trouvent des archères de 6,80 m, elles sont uniques au monde. À mi-parcours, l’église gothique cache le passage secret vers le dernier refuge des Gouverneurs, avant d’entrer dans le magnifique panorama de la ville de Najac.

Après la révolte des Croquants, révolte qui avait soulevé plus de 10 000 paysans, le château de Najac est laissé-pour-compte, on le laisse dépérir, se délabrer, et ce n’est qu’à la Révolution française qu’il reprend un rôle assez important.

Il est sauvé de la ruine par la famille Cibiel.

Château de Foix, Ariège

Château de Foix

© Pixabay

Ce château fort du XIIe siècle, dont l’origine semble remonter au Xe siècle, fut remanié à plusieurs reprises. Dressé sur son éperon rocheux, il domine la ville de Foix et abrite aujourd’hui le Musée départemental de l’Ariège.

Du haut de son rocher, il veille sur la ville, agrémenté de ses trois tours et ses imposantes murailles, à l’intérieur, le décor date du XIVe siècle.

En visitant l’édifice, vous serez totalement immergé et plongé dans un tel réalisme que vous aurez l’impression que le célèbre Gaston Fébus et sa cour occupent encore les lieux !

Le château est très animé et propose des visites ludiques, des ateliers participatifs animés par des personnages tout droit venus du Moyen-Âge. Que diriez-vous d’apprendre à manier les armes de guerre comme l’arc ou l’arbalète, à tailler la pierre ou les rudiments de la forge ?

Une expérience inédite et unique au cœur d’une autre époque !

Château d’Arques, Aude

Château d'Arques

© Jcb-caz-11 — Wikipedia

Le château d’Arques est une ancienne maison forte, de la fin du XIIIe siècle. Au XIème siècle, Arques apparaît comme un village, au carrefour de routes reliant le Fenolhédès au Carcassès.

À la fin du XIIème siècle, seule une tour seigneuriale au centre du village marque le pouvoir de la famille de Termes. En 1260, Olivier de Termes vend son lieu d’Arques à Pierre de Voisins, un puissant chevalier français. Son petit-fils, Gilles de Voisins, entreprend la construction du château en 1280 et décide de l’extension du village.

C’est une résidence excentrée que construisent Gilles et ses descendants. Ils font sans doute appel aux artisans du roi, alors à l’œuvre à Carcassonne et dans toutes les Corbières, pour bâtir cette demeure raffinée, associant confort et efficacité militaire. Au XVIème siècle, la grande demeure sert de refuge aux Arquois lorsque les Espagnols, puis les protestants, détruisent leur village. Les ducs de Joyeuse, alors seigneurs d’Arques, l’abandonnent pour un nouveau château dans le style Renaissance, à Couiza, en bord d’Aude…

Château et Remparts de la Cité de Carcassonne, Aude

Cité de Carcassonne

© Chensiyuan — Wikipedia

Carcassonne est une ville du sud-ouest célèbre pour ses structures médiévales. Autrefois colonisée par les Romains, elle était le centre du pouvoir des comtes de Carcassonne.

Surplombant une colline, la cité de Carcassonne se dresse fièrement avec ses remparts et son château comptant plus de 52 tours, la basilique Saint-Nazaire et ses ruelles médiévales pavées.

La Cité de Carcassonne a subi de très importants chantiers de restauration, un des plus grands d’Europe ! Au bord de la démolition au XIXe siècle, c’est Viollet-le-Duc et son successeur Paul Boeswillwald qui vont lui redonner son aspect médiéval. Pendant plus de 50 ans, le site vacillera entre destruction, constructions, restauration jusqu’à lui donner son aspect actuel unique.

Château de Lordat, Ariège

Château de Lordat Occitanie

© Ji-Elle — Wikipedia

Le château de Lordat occupe une position stratégique particulière et constitue un joyau du patrimoine historique des Pyrénées Ariégeoises. Ses murailles se dressent sur un éperon rocheux à 965 mètres d’altitude, dominant le terroir de Sabarthès.

Sa construction remonte aux IXe et Xe siècles. En 1034, Bernard, Comte de Carcassonne la cède à son fils cadet, Roger, 1er Comte de Foix. Elle fut occupée par les Cathares vers 1244 lors des croisades contre les Albigeois. Le château est aussi l’un des derniers refuges cathares. Les chevaliers du château de Lordat furent accusés d’hérésie pour avoir soutenu les Cathares qui résistaient pour la dernière fois à Montségur en 1244.

Le roi d’Aragon l’occupa à la fin du XIIIe siècle et ordonna sa destruction. En 1582, Henri IV ordonna la démolition du château qui sera progressivement réduit en ruines. L’entrée, protégée par la tour carrée est restée intacte. Rétrospectivement, il a servi de prison pour « les libertins et autres dont la vie était mauvaise ».

Le site propose aujourd’hui de nombreuses animations et visites guidées : Spectacles médiévaux, chasses aux trésors, observations astronomiques, séances de contes, conférences… et un spectacle de rapaces ! Partez sur les traces des Cathares et découvrez l’histoire du château tout au long du parcours !

Château de Montségur, Ariège

château de Montségur

© Jcb-caz-11 — Wikipedia

Les visiteurs qui s’aventurent à Monségour seront époustouflés par le paysage majestueux qui se déroule sous leurs yeux… Escaladez le mystérieux « pog », dérivé de l’occitan et du latin par Napoléon Peyrat, pour désigner la montagne spéciale à Monségur.

C’est Raymond de Péreille, seigneur de Montségur, qui fit construire une fortification sur le Pog, avec des habitations attenantes habitées majoritairement par des civils. Cet ensemble de bâtiments constituera le siège et capitale de l’Église Cathare jusqu’à son siège en 1244. Au nord-est du château, les vestiges d’habitations encore visibles aujourd’hui représentent le dernier témoin de ce peuplement.

Il est partiellement restauré après la reddition cathare de 1244 par Guy II de Lévis. Petit à petit, le pog devient le symbole de la résistance religieuse, militaire et politique. En 1242, c’est de là que part la troupe qui va massacrer les inquisiteurs à Avignonet dans le Lauragais. Le roi de France décide d’en finir avec Montségur et le siège dure du printemps 1243 à mars 1244.

Les Cathares doivent dès lors choisir : se convertir ou mourir. Ils seront plus de 230 Cathares à choisir le bûcher. Après ces événements, Guy de Lévis fait construire un nouveau château qui veille depuis sur les montagnes…

Il a été partiellement restauré après la capitulation des Cathares en 1244. Peu à peu, le Pog est devenu un symbole de résistance religieuse, militaire et politique. En 1243, Hugues des Arcis, sénéchal du roi de France à Carcassonne, et Pierre Amiel, évêque de Narbonne, mettent le siège devant la forteresse avec une armée de 10 000 hommes. Le roi de France décida de mettre fin à Montségur et le siège dura du printemps 1243 à mars 1244.

Les catholiques doivent donc choisir : se convertir ou mourir. Ils seront plus de 230 Cathares à choisir le bûcher. Après ces événements, Guy de Lévis fit construire un nouveau château, qui depuis, veille sur les montagnes…