Skip to main content

Si vous êtes amateur d’art de rue et de belles fresques colorées habillant les murs de nos villes, c’est dans le 13e arrondissement qu’il faut se rendre ! Le 13e arrondissement regorge de fresques de street art, dès les années 1960, ce quartier industriel a vu ses façades recouvertes par des artistes qui souhaitaient embellir leur lieu de vie.

Avec l’inauguration du projet Boulevard Paris en juin 2019, le 13e arrondissement est devenu un musée d’art de rue à ciel ouvert ! Découvrez dans cet article quelques-unes des œuvres street-art du 13e arrondissement à absolument visiter au détour d’une balade dans le quartier.

N’hésitez pas à découvrir notre sélection des plus beaux quartiers de Paris à visiter !

Découvrez la liste de cette sélection ici !

Découvrez la liste Henoo

Henoo c’est l’application gratuite et collaborative qui vous permet de découvrir et partager le patrimoine qui vous entoure !

Seth – Gamin de Paris

110 Rue Jeanne D’Arc, 75013 Paris

Street art Paris 13e

© boulevardparis13.com

Connu dans la capitale pour ses œuvres représentant des enfants, Seth a réalisé l’œuvre Gamin de Paris et explique que le garçon représente « L’enfance dans nos grandes métropoles », c’est tout simplement l’enfance vécue par les gamins dans les grandes villes grises et bétonnées.

Seth a grandi en banlieue de Paris, dans une ville ou les couleurs manquaient cruellement, il cherchait alors les couleurs dans ses lectures, ses voyages imaginaires.

En représentant ce gamin curieux qui regarde de l’autre côté du mur entouré de lumière et de couleurs, témoigne de la force de l’imagination qui modifie ce qui nous environne.

L’anamorphose s’étendant sur trois pans de murs permet de voir des formes différentes selon l’endroit où l’on se positionne. Ainsi, votre perception change comme celle de l’enfant. Une belle façon de montrer que tout est une question de point de vue !

Faile – Et j’ai retenu mon souffle

Angle de la rue Jeanne d’Arc et du Boulevard Vincent Auriol 

FAILE - Et j'ai retenu mon souffle

© artstreetic.com

Juste à côté de ce gamin coloré, vous croiserez assurément une danseuse qui semble retenir son souffle en s’élançant dans le vide. C’est la fresque de ce duo, intitulée :“Et j’ai retenu mon souffle”.

Le duo américain est composé de Patrick McNeil et Patrick Miller et crée des visuels d’un amalgame d’images récupérées dans les médias de masse, leur travail s’inspire de la culture pop des comics et d’un style vintage.

En juin 2016, Faile a réalisé sa toute première fresque en France peinte sur un immeuble de 12 étages. La fresque représente une ballerine, les yeux fermés, suspendue entre le ciel et un paysage urbain. On peut apercevoir en arrière-plan, le pont new-yorkais.

Shepard Fairey – Rise Above Rebel

 angles du boulevard Vincent Auriol et de la rue Jeanne d’Arc 

Shepard Fairey - Boulevard Vincent Auriol 13e

© unoeilquitraine.fr

Datant de 2012, cette fresque gigantesque de 40 mètres de haut a été réalisée au pochoir. Shepard Fairey aka Obey mondialement connu du grand public pour son affiche « Hope » (campagne présidentielle de Barack Obama), a reproduit l’une de ses affiches tirées en édition limitée à 450 exemplaires.

Cette fresque aux tons rouges à l’angle du boulevard Vincent Auriol et de la rue Jeanne d’Arc a demandé trois jours de travail et a été réalisée au pochoir. Elle a été commandée dans un objectif d’embellissement de l’espace public tout comme les nombreuses autres oeuvres.

À travers son œuvre, l’artiste nous invite peut-être à nous « élever », à nous libérer du diktat de la publicité.

Shepard Fairey – Liberté, égalité, fraternité

A l’angle du Boulevard Vincent Auriol et de la Rue Nationale

Liberté, égalité, fraternité Shepard Fairey - Street Art Paris

© boulevardparis13.com

Réalisée par le même artiste que Rise Above Rebel, la fresque est un hommage et un soutien aux victimes des attentats du 15 novembre. Plus largement, l’œuvre street-art rend hommage à la devise de la République française.

Shepard Fairey s’est inspiré d’une de ses précédentes œuvres, Make Art Not War et l’a détourné afin de réaliser cette fresque. On peut y voir Marianne sur un fond aux couleurs du drapeau français.

Symbole de nationalisme ou symbole de solidarité internationale, l’œuvre partage avant tout l’idée d’unité.

Une copie sur toile de cette œuvre a été commandée par Emmanuel Macron pour décorer son bureau à l’Élysée.

How&nosm – Sun Daze

167 boulevard Vincent Auriol

Sun Daze - Street Art Paris

© itinerrance.fr

Vous avez peut-être déjà aperçu au détour d’une rue parisienne le travail des talentueux jumeaux How&nosm ! Les œuvres de ces jumeaux sont facilement repérables facilement identifiables grâce à l’utilisation d’une palette de couleurs limitée, constituée de blanc, rouge/violet et noir, qu’ils déclinent à l’aide de mélanges donnant un rendu de couleurs intenses.

La fresque s’intitule Sun Daze, elle a été créée en avril 2019. Mêlant des éléments du réel et de l’imaginaire, l’œuvre a pour objectif de nous rappeler de vivre le moment présent. On retrouve cette signification dans le titre de l’œuvre qui est un jeu de mot entre le mot sun (soleil), daze (hébétude) donnant le mot sundays (dimanches) : le jour où l’on fait une pause, on se détend et on profite du moment présent !

Hush

167 boulevard Vincent Auriol

Hush - Street Art Paris

© itinerrance.fr

Réalisée en 2019, l’œuvre de Hush se développe à travers de nombreuses techniques de graffiti, collage et layering et se concentre toujours sur l’image de la Geisha.

Fortement touché par la représentation des femmes en Asie, l’artiste s’est inspiré de ses voyages à Hong-Kong et au Japon et explore les contrastes de matières, de couleurs offrant un résultat coloré et plein de douceur.

Un mystérieux poème – Cryptik

171 boulevard Vincent Auriol

Cryptik- Street Art Paris

© itinerrance.fr

Au 171, boulevard Vincent Auriol, la façade de la librairie gourmande Maruani est recouverte de curieuses inscriptions.

L’artiste d’origine coréenne, crée des œuvres de street art explorant le vaste domaine de la spiritualité et de la conscience. À travers son art, Cryptik offre une perspective différente et nous transmet des enseignements de diverses traditions de sagesse pour développer une philosophie plus large de la vie.

Si vous êtes curieux de lire et comprendre le poème, rendez-vous dans la librairie pour qu’on vous en donne une version décryptée de cette magnifique œuvre au sens profond !

Plan de Métro – 27 rue Jean Colly

Plan de métro - Street Art Paris

© tripadvisor

Cette œuvre un peu spéciale peut s’avérer utile si vous vous perdez dans les rues parisiennes. Sur la façade du 27 rue Jean Colly, un immense plan des lignes de métro parisiennes s’étend tout le long du mur. Il représente une partie des lignes du 13e

Les couleurs prononcées et le design ressemblent étroitement à l’univers de Pac-Man.

Une œuvre originale en mosaïque polychrome qui pourra en aider plus d’un !

Inti Castro – La Madre Secular 2

81 Rue du mur des Fermiers Généraux, 75013 Paris

Inti Castro - La Madre Secular Street Art PARIS

© itinerrance.fr

Prenez le temps d’admirer la fresque mystique de l’artiste Chilien Inti. L’œuvre peut être traduit par « La Mère séculière », elle a été réalisée en 2016.

Cette représentation laïque de la sainte Vierge tient dans ses mains la pomme de Newton au lieu de la pomme d’Adam et Eve. On y voit la lettre G qui transforme ce fruit du récit biblique en une référence à Newton et à la gravité.

Dans cette œuvre de street-art s’étendant sur 6 étages, le sacré reste en dehors du contexte religieux.

La Madonne peut être vue comme une allégorie de la connaissance, dans son cou et sur ses gants, des étoiles et des planètes s’invitent, ces symboles liés à la nature et à la science en font un symbole du scepticisme.

Borondo – Les trois âges de la vie

93 Rue du Chevaleret, 75013 Paris

Borondo - Les trois âges de la vie Street Art PARIS

© gonzaloborondo.com

Réalisée en 2014 à l’occasion de la Nuit Blanche 2014, lorsque la rue du Chevaleret a été décorée, on peut voir sur la fresque trois générations d’une famille.

L’œuvre street-art rappelle les portraits familiaux en vogue aux XIXème siècle. La fresque ne vous rappelle rien ? Elle semble faire référence au célèbre dicton « ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire ».

Le grand-père pose ses mains sur la bouche du père qui lui-même cache les yeux de son fils. Le visage du grand-père semble gribouillé comme vandalisé. Le mystère qui plane autour de cette œuvre peut laisser supposer de nombreuses interprétations.

On peut tout de même supposer que ne pas entendre et ne pas voir sont des gestes qui tentent de préserver les générations suivantes des ignominies de notre monde.

Ceci n’est qu’une petite sélection des oeuvres street-art qui comptent parmi les nombreuses autres qui se trouvent sur ce boulevard et dans cet arrondissement. Pour toutes les découvrir à travers un parcours, rendez-vous ici !

Si cet article vous a plu et que vous êtes des amateurs d’art de rue, n’hésitez pas à consulter notre Top 6 des plus belles œuvres street-art de Nancy !

Sources :

itinerrance.fr
boulevardparis13.com
parisinfo.com