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Capitale lumineuse et pleine de secrets, Paris regorge de lieux méconnus, même de ses propres habitants. D’hier à aujourd’hui, la capitale regorge de charmants, émouvants et passionnants endroits.

Passants de la capitale pressés de s’engouffrer dans les bouches de métros, accrochés au temps qui passe, prenez le temps de découvrir ce que la Ville Lumière a à vous offrir, levez le nez et perdez-vous au cœur de ce Paris secret, trésor à la portée de qui veut bien s’y intéresser…

Ces lieux sont remplis d’histoire et d’anecdotes qui ne demandent qu’à être découvertes. Vous pourrez impressionner vos amis en racontant l’une d’elles lors de vos flâneries dans la capitale…

Ouvrez votre route au seul bonheur de la découverte et découvrez 10 lieux secrets et insolites à visiter à Paris !

Nous avions déjà rédigé un article sur 10 lieux secrets et insolites à Paris, pour le découvrir c’est ici !

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1. Le Miracle de la Vierge, Rue du Bac

Chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse

140. rue du Bac

Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse

© Wikipedia

La chapelle était, à l’origine, une chapelle réservée à l’usage des religieuses du couvent. Elle renferme une histoire miraculeuse.

La Vierge Marie serait apparue à Catherine Labouré le 27 novembre 1827, une jeune paysanne venue rejoindre les Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul. Catherine sera béatifiée en 1947.

En effet, une forte dévotion se développe envers la Vierge Marie qui sera encouragée et soutenue par l’Église catholique, autour de la dévotion à la médaille miraculeuse diffusée dès 1832.

Son nom lui a été délivré puisque l’origine de cette médaille était « miraculeuse ».

Ainsi, depuis 1832, on frappe et vend à des millions d’exemplaires la petite médaille miraculeuse, délivrée jusqu’à une période récente par un distributeur automatique. D’ailleurs, une notice précise que la médaille « doit être portée et distribuée non comme un porte-bonheur, mais avec foi et amour. »

Grâce à ce phénomène incroyable ainsi qu’à la diffusion de la médaille, la chapelle connaît une grande affluence qui nécessite un agrandissement en 1849 puis à nouveau en 1930.

Les pèlerins en un flot incessant, viennent alors du monde entier pour s’agenouiller quelques instants devant la châsse enfermant la dépouille de la sainte. D’autres reliques sont exposées dans la chapelle, comme le fauteuil où la Vierge se serait assise.

2. Les dalles de la mort

Ancien emplacement de la guillotine

16 rue de la Croix-Faubin – 11e

Les dalles qui accueillaient les pieds de l'échafaud

© Wikipedia

Bâtie en 1836, la prison de la Grande-Roquette est la 2e qui existe à cet emplacement. Elle se situait au niveau des 164-168, rue de la Roquette.

Cinq dalles de granit incrustées dans le sol, à l’angle de la rue de la Croix-Faubin, évoquent le temps où la guillotine était régulièrement dressée devant la prison.

Ce n’est que le  qu’un nouveau décret modifie l’emplacement des exécutions parisiennes.

On guillotine désormais à l’entrée de la Grande Roquette, dans la rue, que l’on appellera place de Roquette. Quelques jours plus tard, des maçons installent cinq dalles dans le sol.

Ces dalles dont peu connaissent le secret valurent à la prison le surnom d’abbaye des Cinq- Pierres permettaient de caler les sinistres bois de la guillotine.

Bien que les exécutions capitales eussent lieu de nuit, elles attiraient une foule de gens que ce spectacle ravissait. Au total, soixante-neuf condamnés à mort sont exécutés rue de la Roquette jusqu’à sa démolition en 1899.

En face, rue de la Roquette, se tenait la prison de la Petite- Roquette, construite de 1826 à 1830, qui devint une prison pour femmes dès 1835. Rasée en 1974, elle a cédé la place au square de la Petite-Roquette. Il ne subsiste que le porche de l’ancienne prison, aujourd’hui guichet d’accès au jardin.

3. Un air d’Alsace à Paris

La Villa Daviel et « Petite Alsace »

7 & 10, rue Daviel – 13e

Villa Daviel

© paris la douce

Bienvenue dans le Paris bucolique !

La porte 10, rue Daviel, cache une cour rectangulaire bordée de pavillons en briques à pans de bois.

La villa Daviel, charmante impasse résidentielle doit son nom à la rue du même nom sur laquelle elle débouche au numéro 7 et est achevée en 1912.

Jacques Daviel médecin de Louis XV, à qui elle rend hommage, est le premier chirurgien en France à avoir réussi une opération de la cataracte.

Les façades coquettes de ces pavillons s’articulent autour d’un square de 550 mètres carrés. Cet ensemble, destiné à l’origine à l’hébergement de populations démunies, est devenu un havre de paix pour tout parisien à la recherche d’une atmosphère villageoise.

Elle est achevée en même temps que la Petite Alsace situé juste en face, ce cul-de-sac résidentiel avec des pavillons sans prétention de briques jaunes et rouges. Chaque maison a son propre jardin reflétant le goût du propriétaire pour le fuchsia, rose ou la glycine.

4. Bras de fer

Lampadaires télescopiques du Pont du Carroussel

Pont du Carrousel – Ier

Les Lampadaires Téléscopiques Pont du Carrousel

© visite-guidee-paris-helene.fr

Le Pont du Carrousel n’est pas aussi célèbre que son voisin, le Pont des Arts, mais il reste un lieu emblématique du quartier du Louvre.

Construit entre 1935 et 1939, le pont a été réalisé par les ingénieurs Henri Lang et Jacques Morane et l’architecte Gustave Umbdenstock. Il hérite de l’ancienne structure et conserve quatre statues représentant la Seine, la Ville de Paris, l’Abondance et l’Industrie.

En raison de la proximité du Louvre, les réverbères pour éclairer le nouveau pont ne devaient pas avoir l’air trop moderne pour s’insérer dans l’architecture classique du quartier.

Ils ne devaient pas non plus dépasser la toiture du palais (donc faire moins de 13 mètres) mais devaient mesurer au moins 20 mètres de haut pour ne pas éblouir les automobilistes tout en éclairant tout le pont.

Raymond Subes déterminé et pas du genre à déclarer forfait eut donc l’idée de lampadaires télescopiques, hauts de 13 mètres le jour et s’élevant à 22 mètres la nuit !

La guerre de 1939-1945 interrompit les travaux. C’est dans une France occupée par les Allemands et dans le plus grand secret que l’artiste ferronnier dissimule ses réverbères dans les évidements de culées du pont pour ne pas les donner aux Allemands qui récupèrent tous les stocks de cuivre destinés à l’industrie et à l’armement.

Les quatre lampadaires resteront cachés jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale. Il installa donc ses lampadaires après la Libération. Les quatre réverbères sont toujours en place, offrant quotidiennement aux promeneurs du soir un spectacle « son et lumière » des plus agréables.

5. Un boulet égaré…

Hôtel de Sens

Bibliothèque Forney, 1 rue du Figuier – 4e 

Hotel de Sens

© Un jour de plus à Paris

Élevé au XIVe siècle et remanié en 1474, l’Hôtel de Sens est un des rares vestiges de l’habitation civile du Moyen-Âge à Paris et l’un des plus beaux hôtels particuliers de la ville.

Ce quartier était essentiellement habité par des communautés religieuses dont le puissant archevêché de Sens dont dépendait alors Paris.

À la fin du XVIIe siècle, délaissée par les archevêques, la résidence abrita divers artisans et entreprises. Au XVIIIe siècle partaient d’ici les diligences de Dijon, Auxerre, Bar-sur-Aube, Belfort et autres destinations.

canon hotel de sens

© Un jour de plus à Paris

Une blanchisserie s’y installa ensuite, puis une fabrique de conserves, un coupeur de poils de lapins, un opticien, un confiturier et enfin une verrerie.

Très abîmé, l’hôtel fut acquis par la Ville de Paris en 1911 et reconstruit par endroits en pastiche médiéval.

En 1830, lors des chaudes journées révolutionnaires, un boulet égaré serait venu se ficher dans la façade. Aussi appelé « les 3 glorieuses », il entraîna la chute de la maison Bourbon. Il est toujours visible aujourd’hui, souligné par la date de l’événement.

6. Le dernier lavoir

Lavoir du marché Lenoir

3, rue de Cotte / 12e

Grand Lavoir du Marché Lenoir

© Wikipedia

Le Grand Lavoir du Marché Lenoir construit 1830 au 9 rue de la Cotte était monnaie courante au début du XIXe siècle. Il aurait dû être détruit en 1843 à l’occasion de la reconstruction du Marché d’Aligre.

Sans l’acharnement de quelques riverains, cet humble vestige du passé ne serait plus. Il fut alors décidé de préserver la mythique façade et de la déplacer à 40 mètres au niveau 3 de la même rue.

7. Sarah et les rats

Ancien hôtel particulier de Sarah Bernhardt

35, Rue Fortuny – 17e

Des rats rue Fortuny !

© paris-bise-art.blogspot.com

En 1876, la comédienne Sarah Bernhardt avait élu domicile dans cet hôtel particulier construit pour elle. D’une façade hésitant entre gothique et Renaissance, l’hôtel recèle d’une curiosité mystérieuse…

On peut y voir deux rats logés près d’un angle qui ont grignoté un morceau de mur et font mine de pénétrer dans la maison.

Endettée, Sarah vendit en 1885 sa propriété à un exploitant de carrières de marbre. Ce dernier fit aménager l’hôtel actuel à l’emplacement de l’atelier. La maison d’angle a depuis été rasée, elle aussi et remplacée par un immeuble.

Ne reste donc de l’hôtel de la comédienne que quelques pierres livrées aux rongeurs…

8. Condamné pour si peu…

La Statue du chevalier de La Barre

Square Nadar – 1er

La statue du chevalier de La Barre

© paris-a-nu.fr

Durant plus d’un demi-siècle, le socle de la statue du chevalier de La Barre était vide, le bronze ayant été fondu par les Allemands en 1941.

Le chevalier de La Barre a été accusé en 1765 d’avoir dégradé le crucifix du Pont-Neuf d’Abbeville avec « un instrument tranchant », manque de chance, on s’aperçut plus tard que la dégradation était provoquée par une charrette.

N’ayant pas pris la peine d’ôter son chapeau ni de s’être agenouillé au passage d’une procession, le malheureux détenait également des livres interdits tels que le Dictionnaire philosophique de Voltaire, ce qui aggrava son cas.

Le chevalier de La Barre fut condamné à la torture à avoir le poing et la langue coupés, puis à être brûlé vif. Ces atrocités furent néanmoins allégées par les juges du parlement de Paris qui lui accordent la faveur d’être décapité avant d’être livré aux flammes.

Une première statue du chevalier est érigée devant Montmartre en 1905. Elle est ensuite déplacée square Nadar puis fondue en 1941.

La nouvelle statue n’est en place que depuis 2001 (au même endroit) représentant Jean Lefebvre de La Barre. Cette œuvre du sculpteur Emmanuel Ball représente le chevalier en plein blasphème : il n’ôte pas son chapeau devant la procession religieuse.

« Je ne croyais pas qu’on pût faire mourir un gentilhomme pour si peu de chose », furent les dernières paroles que prononça le chevalier. Il n’avait que 19 ans.

9. Je marcherai sur vos tombes

Dalles gravées

26, rue Chanoinesse – 4°

Dalles rue chanoinesse

© Dalles gravées pierres tombales, rue Chanoinesse

Au cœur d’un des rares îlots épargnés par Haussmann, la rue Chanoinesse évoque le cloître de Notre-Dame, où, jusqu’au XVIIIe siècle, les chanoines coulaient des heures tranquilles consacrées au travail et à la méditation.

Les n° 22 et 24 sont d’anciens logis de chanoines datent de la fin du XVIe siècle et la façade d’une authentique boutique de marchand de vins du XVIIIe siècle attire l’œil.

Au n° 26, une longue cour, peut-être un ancien passage maintenant condamné est marqué de bien étranges pierres sur le sol.

L’on peut reconnaître sur ces longues dalles la trace de lettres gothiques. Bien qu’elles n’aient pas la même histoire que les dalles rue de la Croix Faubin, leur histoire n’en est pas moins lugubre.

Ces dalles sont en réalité des pierres tombales provenant de quelque établissement religieux de l’île de la Cité. Elles témoignent de la dernière demeure de moines qui œuvraient dans l’un des nombreux édifices religieux de l’île.

Plutôt pratiques, elles permettent alors aux générations de Parisiens de marcher les pieds au sec… nul alors se soucie du respect dû aux disparus…

10. Un arbre ou une église ?

Église Saint-Séraphin-de-Sarov

91, rue Lecourbe – 15e

Paris Église Saint-Séraphin-de-Sarov

© Wikipedia

L’église Saint-Séraphin-de-Sarov est une église orthodoxe de tradition russe dans le quartier Necker, elle est dédiée à Séraphin de Sarov.

Dissimulé derrière la porte d’un immeuble banal, un passage conduit à deux petites cours qui desservent de jolies maisons du XIXe siècle.

Au fond de la seconde cour, un chalet de bois abrite une minuscule église. En 1933 se trouvait là un édifice encore plus petit, construit autour d’un arbre.

L’église actuelle date de 1974 dissimulent les troncs de deux érables dont l’un est vivant et s’élève au cœur de cette chapelle où se réunit la communauté russe du 15e arrondissement constituée des descendants de « l’immigration blanche ».