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France

7 édifices religieux à découvrir en Bourgogne Franche-Comté

Par 18 janvier 2022mai 17th, 2022No Comments

La Bourgogne a connu dès le Moyen-Age, un intense développement spirituel, expliquant le riche patrimoine religieux que nous connaissons aujourd’hui. Elle connaît une vive activité religieuse et se recouvre au fil des siècles d’églises, d’abbayes et de chapelles.

Les impressionnants édifices, joyaux du patrimoine religieux et merveilles architecturales peuplent la Bourgogne Franche-Comté et veillent sur la région du haut de leur clocher.

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L’Abbaye de Cluny (Saône-et-Loire)

Rue du 11 Août 1944, 71250 Cluny

© Canva

Dès le Xe siècle, le site est occupé par un modeste monastère. Elle est fondée en 910 par Guillaume Le Pieux, duc d’Aquitaine et compte d’Auvergne.

À cette époque, la France était dirigée par la dynastie carolingienne. Considérablement affaiblis par l’attaque des Vikings et des Sarrasins, les seigneurs et princes territoriaux avaient pris leur indépendance. L’abbaye fut donc construite dans ce contexte.

Tout commence lorsque Guillaume Ier fait don à l’abbé Bernon de terres à Cluny et demande la construction d’un monastère, placé sous la protection du pape.

Dès lors, 12 moines s’installent à Cluny et les possessions de Guillaume Ier, ses terres agricoles et un bourg, intègrent la vie monastique. La construction de la première abbatiale, dite aussi Cluny I, est terminée en 927.

L’influence de l’Abbaye croît rapidement, le nombre de moines augmente, il faut donc agrandir l’église. Ainsi, Cluny II est consacré en 981. On commence à noter les caractéristiques d’une architecture romane.

Un projet grandiose voit le jour avec Cluny III, lui confiant la capacité d’accueillir des milliers de moines, elle ne sera définitivement achevée qu’en 1088 et prendra le nom de La Major Ecclesia.

Du Xe au XIIe siècle, l’abbaye a constitué un foyer intellectuel et culturel important mais connaît des difficultés financières à partir du XIIIe siècle en raison d’une mauvaise gestion des terres et du coût considérable de la 3e abbatiale.

Elle devient un bien national à la Révolution. Aujourd’hui, on ne peut voir que les vestiges et seulement 10% des bâtiments initiaux et de l’édifice religieux qui fut le plus important de tout l’Occident à l’époque médiévale.

Cathédrale Saint-Etienne de Sens (Yonne)

Pl. de la République, 89100 Sens

Cathédrale Saint-Etienne de Sens - Nook (édifice religieux de Bourgogne Franche Comté)

© wikipedia.org

De son titre complet, cathédrale métropolitaine et primatiale Saint-Étienne de Sens, cette cathédrale a l’honneur d’être la première cathédrale gothique de la chrétienté.

Au Moyen-Age, Sens est un archevêque puissant, son influence s’étend à l’échelle nationale. En 1130, un peu avant la construction de la basilique de Saint-Denis, Henri Sanglier, archevêque, décide de faire construire une cathédrale grandiose et digne de l’importante métropole sénonaise.

Qui dit projet novateur dit architecte novateur ! Si les procédés de l’architecture romane étaient courants à l’époque, le maître d’œuvre propose une conception révolutionnaire des voûtes : la croisée d’ogives.

C’est la première fois que l’architecture gothique est appliquée à une cathédrale, elle est alors l’unique cathédrale de style gothique en France et dans le monde. En 1268, la tour sud s’effondre et détruit une grande partie de la façade occidentale.

Depuis le 850e anniversaire de la consécration de son autel en 2014, un spectacle sons et lumières s’étend sur la façade de la cathédrale durant la période estivale.

L’événement rend hommage à une construction qui marque historiquement notre civilisation, alors prenez le temps de l’admirer tout en vous attardant sur les sculptures extérieures où vous pourrez rencontrer gargouilles et toutes autres étranges créatures mythologiques ou exotiques.

Pour les petites anecdotes, Le Dauphin, fils de Louis XV et père de Louis XVI repose avec sa femme au cœur de cette cathédrale.

Par ailleurs, entre deux piliers se cache la tête de Jean du Cognot, tentez de la retrouver tout en longeant les suites de verrières qui retracent l’histoire du vitrail.

Abbaye de Fontenay (Côte-d’Or)

21500 Montbard

Abbaye de Fontenay

© Wikipedia

Abbaye cistercienne la mieux conservée au monde, l’Abbaye de Fontenay témoigne d’un état remarquable. Fondée en 1118 par Bernard de Clairvaux, cette vieille dame offre aujourd’hui la parfaite image de ce qu’était une grande abbaye cistercienne.

À sa construction, l’ordre cistercien, ce mouvement spirituel qui consiste à retourner à la simplicité monastique, naît en Côte-d’Or et se répand à travers le continent.

L’abbaye est consacrée par le pape cistercien Eugène III en 1147 et devient Abbaye Royale environ un siècle plus tard. L’Abbaye est vendue à la Révolution comme bien national et transformée en papeterie par le premier propriétaire.

Le papetier Elie de Montgolfier la rachète en 1820 mais cette dernière fermera au début du XXe siècle, victime de la guerre de 1870.

Depuis 1906, elle est la propriété de la famille Aynard qui l’entretient avec passion depuis plus d’un siècle afin de faire vivre une expérience unique aux visiteurs.

Cette cité isolée au milieu des bois ou règnent calme et sérénité regroupe entre ses murs tout ce dont les moines avaient besoin : église, cloître, dortoir, réfectoire…

Malgré ses 9 siècles d’histoire, l’abbaye a conservé intact l’ensemble de ses bâtiments. Dans l’enceinte de ses pierres blanches, la pureté et la beauté qu’elle dégage ne cessent de nous éblouir et en font un des premiers sites français classé au patrimoine mondial de l’UNESCO (en 1981).

Partez à sa découverte et laissez-vous emporter dans un moment de détente, un instant méditatif ou une balade culturelle au cœur de son écrin de verdure.

La Chapelle Notre-Dame du Haut (Haute-Saône)

13 Rue de la Chapelle, 70250 Ronchamp

Chapelle Notre-Dame-du-Haut

© Wikipedia

Célèbre chef-d’œuvre de l’architecture sacrée du XXe siècle, La Chapelle Notre-Dame du Haut est une chapelle catholique construite en 1953 sur la colline de Bourlémont à Ronchamp.

Sans nul doute le site Haut-Saônois le plus célèbre à travers le monde, elle est l’œuvre de l’illustre architecte Charles-Edouard Jeanneret dit Le Corbusier et résulte de sa volonté de construire un lieu de silence, de prière, de paix, de joie intérieure.

Sur les ruines d’un temple romain qui se trouvait à cet emplacement autrefois, un sanctuaire dédié à la Vierge ainsi qu’une petite chapelle comtoise sont construits au Moyen-Age.

En août 1913 un violent orage éclate et provoque un incendie qui détruit cette chapelle. Elle sera reconstruite mais subit les ravages de la Seconde Guerre Mondiale.

C’est seulement à la fin de la guerre que Le Corbusier apparaît, bien que les premiers contacts entre les religieux et l’architecte soient rugueux. En effet, ce dernier n’était pas très porté sur la foi et se déclarait athée.

Il se lance malgré tout dans la construction de cet édifice dans des conditions difficiles, ni eau courante ni route carrossable et un seul générateur électrique.

Pour construire cette chapelle, il s’est inspiré de la mosquée algérienne de Sidi Brahim, d’une carapace de crabe pour les formes du toit, tentant d’’harmoniser le tout avec le vallon des Vosges…

Mêlant des lignes rondes, carrées, élancées, trapues basses ou hautes, les courbes de la chapelle répondent aux collines environnantes et le travail de lumière est finement pensé.

Cette chapelle est pleine de contradictions architecturales formant un ensemble harmonieux, inspiré de la nature Il témoigne d’un geste architectural novateur, par ses formes déconcertantes, son interprétation originale de l’espace et les matériaux employés.

La basilique du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire)

27 Av. Jean-Paul II, 71600 Paray-le-Monial

La basilique du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial

© Wikipedia

Rare exemple vivant du pèlerinage et de la foi, la basilique de Paray-le-Monial est une église du prieuré Notre-Dame de Paray-le-Monial et fut consacrée en 977.

Avant de devenir prieuré clunisien, le monastère de Paray-le-Monial est créé sur décision de Lambert, le comte de Chalon, l’emplacement est choisi en 973 en accord avec Mayeul, abbé de Cluny.

Deux églises ont été construites avant celle que nous connaissons aujourd’hui, les deux ont complètement disparu. On date la construction de l’église dans le dernier quart du XIe siècle. L’édifice continue à se développer et à s’agrandir au fil des siècles.

La Révolution a eu des conséquences désastreuses sur la bâtisse, la basilique est abandonnée durant un an et en 1794 la commune ordonne la démolition du clocher, elle restera alors partiellement à ciel ouvert 16 ans. L’église fut même louée comme entrepôt.

Le culte est finalement rétabli en 1802 et après avoir été restauré, la basilique est placée sous le vocable du Sacré-Cœur depuis 1875.

Véritable joyau de l’art roman, la basilique de Paray-le-Monial est souvent désignée comme la petite sœur de l’Abbaye de Cluny, reconstituant une image complète de ce que fut Cluny avant sa destruction.

De l’extérieur, la façade est d’une remarquable simplicité, de vastes murs nus rappellent la puissance de l’architecture germanique.

À l’intérieur, l’harmonie et l’équilibre du style roman clunisien surplombé d’une luminosité remarquable ne peuvent que nous offrir un spectacle unique au cœur d’une basilique qui atteint la perfection.

La cathédrale Saint-Bénigne de Dijon (Côte-d’Or)

Pl. Saint Bénigne, 21000 Dijon

La cathédrale Saint-Bénigne de Dijon

© Wikipedia

Cette église du XIIIe siècle, construite dans un style gothique, est dédiée à Saint-Bénigne de Dijon, martyr chrétien du IIe siècle. Sous le règne du roi mérovingien Clovis Ier, une crypte fut construite pour y déposer le sarcophage de Saint Bénigne de Dijon.

En réalité, la cathédrale que nous connaissons aujourd’hui est une ancienne abbatiale de l’abbaye Saint-Bénigne de Dijon fondée en 871.

Guillaume de Volpiano vient de l’abbaye de Cluny en 990 sous la demande de Brunon de Roucy, l’évêque de Landres pour régénérer la vie monastique dans l’abbaye.

Il conçoit alors un plan magnifique de reconstruction de l’église et est à l’origine de la magnifique crypte romane. Le XIXe siècle va d’ailleurs restaurer la crypte mais aussi la reconstruire, éliminant alors des vestiges millénaires.

L’abbatiale devient tardivement une cathédrale, en 1792, succédant à l’église Saint-Étienne de Dijon.

La façade extérieure de Saint-Bénigne est pour le moins austère et malgré ses ornements, c’est le caractère massif de la façade qui l’emporte.

Sous le porche, on trouve un portail refait au début du XIXe siècle : le tympan représente Jésus chassant les marchands du temple. L’ancien portail roman de l’église abbatiale fut réalisé suite à l’incendie qui ravagea la ville de Dijon en juin 1137.

Il disparut lors du réaménagement de l’église devenue cathédrale. C’est une gravure du XVIIIe siècle qui nous indique la présence de ce portail d’origine.

La cathédrale Saint-Christophe de Belfort (Territoire de Belfort)

11 Pl. d’Armes, 90000 Belfort

La cathédrale Saint-Christophe de Belfort - Nook

© wikipedia.org

Dominant la Place d’Armes, la cathédrale de Saint-Christophe est bâtie en tant qu’église abbatiale de 1727 à 1750 par l’entrepreneur Henri Schuller, date à laquelle elle fut ouverte au culte.

La pierre qui a servi à sa construction a été fournie par la carrière de grès rose d’Offemont, c’est d’ailleurs ce qui lui confère une teinte rosée faisant sa particularité.

Portant des références architecturales de l’Antiquité, elle est de style classique et sa construction s’achève en 1845 lorsque sa tour sud est élevée.

Érigée en cathédrale en 1979, elle est célèbre pour son mobilier unique et ses sublimes décorations, ornée de dessins et sculptures du XIXe siècle, réalisées par des artistes francs-comtois.

La cathédrale renferme en son cœur deux orgues : un orgue de tribune qui date de 1752, rénové plusieurs fois, il fait d’ailleurs partie des plus belles orgues de France, et un orgue de chœur.

Cette cathédrale est une vraie merveille et vous offre un lieu empli d’histoire dans lequel vous ressourcer, méditer ou tout simplement admirer ce chef-d’œuvre de l’extérieur comme de l’intérieur.

Pour découvrir :

Les plus belles églises du Grand-Est
Forteresses impressionnantes de la Bourgogne Ducale


Sources :

mon-coin-de-bourgogne.fr
wikipedia.org
passerelles.bnf.fr
tourisme-sens.com
ville-sens.fr
abbayedefontenay.com
bourgogne-tourisme.com
fondation-patrimoine.org
la-haute-saone.com
collinenotredameduhaut.com
belleseglises.com
bourgogne-tourisme.com
sacrecoeur-paray.org
architecture.relig.free.fr
france-voyage.com
besac.com