Skip to main content

Si vous aimez les belles sculptures, nous vous avons fait découvrir 6 belles statues à Paris dans cet article. Pour ceux qui veulent une excursion loufoque et étonnante, Paris regorge de sculptures insolites, qu’elles se dressent au coin d’une rue étroite, qu’elle trône au centre d’une place ou d’un parc, ces sculptures au style étrange captive les passants et interrogent…

Dans cet article, découvrez les 10 statues les plus insolites de Paris !

Le Pouce de La Défense

Place Carpeaux, 92800 Puteaux.

Le Pouce de La Défense

© Tripadvisor

Cette statue étrange mérite sa place parmi les plus insolites de Paris ! Avez-vous déjà vu ce pouce géant qui se dresse auprès des quelque 70 œuvres autour des hauts immeubles de la Défense ?

Réalisé par l’artiste César, Le Pouce impressionne par sa dimension gigantesque : la statue mesure 12 mètres de haut.

L’œuvre est née d’une exposition sur le thème de la main, il s’agit en fait d’un moulage du pouce de l’artiste réalisé dans des dimensions gargantuesques. Il eut cette idée après avoir découvert le principe de l’agrandissement pantographique.

Si ce type de statue vous intrigue, César a réalisé d’autres expansions de sa propre main : La Main, Le Poing et Liberté.

Le Passe-muraille

Place Marcel Aymé dans le 18ème

Le Passe-muraille

© Wikipedia

Poursuivez votre balade pour vous rendre en plein cœur du quartier Montmartre, sur la place Marcel Aymé pour découvrir une sculpture très originale nommée Le Passe-Muraille. Cette statue étonnante est notre coup de cœur et séduit par son aspect et son histoire.

Elle est réalisée par Jean Marais et inaugurée en 1943. Il s’agit de Monsieur Dutilleul, le héros de la nouvelle : le Passe-Muraille de Montmartre de Marcel Aymé, publié en 1943

Marcel Aymé nous raconte l’histoire d’un homme qui se lance dans des aventures absurdes lorsqu’il se rend compte qu’il peut traverser les murs. Abusant du don, il finit par le perdre et se retrouve coincé dans un mur près de chez lui à Montmartre.

Cependant, Jean Marais a choisi d’incorporer le visage de Marcel Aymé, l’auteur de l’histoire dans la sculpture. Un bel hommage à la question de la liberté, dédié à l’un des écrivains les plus emblématiques de Paris.

Cette œuvre bien célèbre à Montmartre aurait un jumeau dans les Catacombes.

L’Écoute

Place René Cassin, 1er arrondissement

L’Écoute

© parisladouce

Cette œuvre de l’artiste Henri de Miller est située devant l’église Saint-Eustache, dans le jardin Nelson Mandela. Réalisée en grès et conçue en 1986, Écoute est une statue qui représente un visage géant à côté d’une main posée à même le sol.

Elle possède une signification religieuse implicite ou invite à la méditation et à l’écoute de l’autre.

Une tradition liée à la sculpture consisterait à s’asseoir sur un des doigts de l’œuvre, cela apporterait un apaisement et du réconfort !

Le Clown de la Tombe de Nijinsky

Cimetière Montmartre, 20 Av. Rachel, 75018 

Le Clown de la Tombe de Nijinsky

© leschaussonsverts.eklablog.com

Les clowns ont le pouvoir de faire rire les enfants, mais ils sont aussi capables de provoquer des sueurs froides dans le dos…  D’ailleurs, ils sont encore plus effrayants dans les cimetières… Vous aurez la chance (ou la malchance) d’en croiser un dans le cimetière de Montmartre.

Cette statue étrange faite en bronze et représentant un clown triste se tient sur la tombe du danseur et chorégraphe russe Vaclav Nijinsky. En réalité, il s’agit de l’artiste représenté avec un regard sombre qui contraste avec son costume de Petrouchka. Une sculpture pour le moins perturbante…

La tombe de Victor Noir

Cimetière du Père Lachaise – 75020

La tombe de Victor Noir

© Wikipedia

On reste dans cette ambiance légèrement macabre en se dirigeant vers le cimetière du Père Lachaise.

Parmi les nombreuses tombes, une se démarque et intrigue les passants… Il s’agit de la tombe du fleuriste et journaliste d’opposition Yves Salmon dit Victor Noir. Ce dernier meurt à 21 ans, d’une balle tirée par Pierre-Napoléon Bonaparte.

Pour orner la tombe, une sculpture en bronze du gisant est installée en 1890. Ce qui interpelle particulièrement les passant, c’est une partie de la sculpture d’une couleur plus prononcée que le reste…

Dans les années 60, la tombe de Victor Noir devient un véritable objet de culte sexuel. En effet, le réalisme anatomique entraîne des personnes à toucher la protubérance, provoquant une érosion du bronze à l’emplacement.

Depuis des années, la tradition veut que les femmes frottent la partie virile de la statue, voire le chevauchent car la sculpture aurait le pouvoir de les rendre plus fertiles…

La statue de Saint-Denis

 Square Suzanne Buisson, Montmartre

La statue de Saint-Denis

© Paris la douce

Si vous avez trouvé la sculpture du clown dérangeante attendez de voir celle-ci… Oui, vous ne rêvez pas, il s’agit bien d’un homme tenant entre ses mains sa propre tête décapitée… Pour découvrir cette statue (en réalité fontaine) plutôt glauque, rendez-vous au square Suzanne Buisson, à Montmartre.

L’homme représenté n’est autre que Saint Denis, le premier évêque de Paris. Il fut décapité par les Romains au IIIème siècle sur la Butte Montmartre. Selon la légende montmartroise, il aurait dû marcher six kilomètres sans tête pour rejoindre la Basilique saint Denis et son lieu de sépulture. Le martyr prend alors le temps de s’arrêter auprès d’une source où il lave sa tête sanglante.

Mentionnée dans les textes officiels du XIVe siècle, elle est connue pour le pouvoir curatif de ses eaux et comme remède populaire contre les céphalées. Elle veillerait également à ce que les filles trouvent un mari et lui restent fidèles. La source a disparu dans un effondrement de carrière en 1810. On ne sait pas si la nouvelle fontaine, construite dans les années 1940, a conservé ses pouvoirs surnaturels.

La Tête de Méduse

47 rue Vieille du Temple, 4e arrondissement

La Tête de Méduse

© Wikipedia

Intrigante et intimidante, La Tête de Méduse a été réalisée en mascaron par Thomas Regnaudin, elle orne fièrement la porte cochère de l’hôtel Amelot de Bisseuil, situé dans le Marais. Elle daterait du XVIIème siècle.

Notre célèbre sorcière aux cheveux de serpent regarde les passants de ses yeux foudroyants en leur tirant la langue. Cette créature quasi-mythologique semble protéger les alentours des mauvais esprits, c’est un des lieux les plus secrets de Paris.

Le Centaure de César

2 Pl. Michel Debré, 75006 

Le Centaure de César

© wukali.com

Direction Place Michel Debré pour découvrir la sculpture monumentale en bronze représentant un centaure. Mesurant près de 5 mètres de haut, elle est réalisée par César et se dresse à cet emplacement depuis 1985. De plus, la tête de la sculpture est un autoportrait de l’artiste.

Lorsqu’il est installé, Le Centaure de César ne fait pas l’unanimité et fait grimacer les bourgeois du quartier. Son style particulier dû à l’accumulation d’objets du quotidien, cette créature à mi-chemin entre l’animal et l’humain, représente la force et la conquête.

Si vous observez bien, dans sa cuirasse, on découvre une reproduction en miniature de la statue de la Liberté.

La Bicyclette ensevelie

Parc de la Villette, 19ème

La Bicyclette ensevelie

© Paris la douce

En vous promenant dans le parc de la Villette, vous tomberez certainement sur une pédale de vélo, suivie d’une jante et un peu plus loin d’une selle… Ces éléments disparates d’une bicyclette ont été installés en 1990.

On comprend aisément que tous ces morceaux constituent une immense bicyclette qui semble enfouie sous la terre. L’œuvre donne l’impression que le vélo a été abandonné par un géant… Il s’agit exactement de la volonté de l’artiste : Claes Oldenburg, un artiste de pop art d’origine suédoise et de sa compagne, Coosje Van Bruggen.

Sous le chapeau

92, rue Bonaparte – Paris 6

Sous le chapeau

© Wikipedia – Guilhem Vellut

Au détour d’une balade dans le 6e arrondissement, en passant devant l’Institut Hongrois, dans la rue Bonaparte, vous ferez la rencontre de cette curieuse dame à la silhouette si réaliste qui attire le regard des passants. Cette charmante statue de bronze représente une jeune femme très réaliste, à échelle humaine, assise sur un banc, pieds nus et en robe d’été.

La jeune femme est coiffée d’un imposant chapeau et semble pensive et plongée dans une rêverie, en témoignent ses yeux à demi clos, et son léger sourire sur les lèvres.

Un médaillon à sa cheville indique le nom de l’artiste hongrois Andras Lapis, sur son chapeau, vous pourrez y découvrir le titre de l’œuvre : Kalap Alatt qui signifie Sous le chapeau.

La statue voit le jour en 1992 mais à cette époque, elle se trouve à Szeged, en Hongrie. L’artiste offre une deuxième sculpture similaire à la première à l’Institut Hongrois. Elle trouve sa place actuelle en 2007.

Sources :

leparisdalexis.fr
topito.com
l-histoire-d-hier-a-demain.eklablog.com

Camille Ngondy

Content Manager chez Henoo 🧡